Vanguard X Mortem – Amberosia

Depuis son premier album en 2012, [Vanguardismortem], le groupe parisien de Métal Symphonique / Gothique / Opéra Vanguard X Mortem poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin, avec une production tous les deux ans. Après l’EP Anthropomorphism en 2016, voilà que le groupe revient avec Amberosia. Et ce qui est sûr, c’est que le groupe est de retour avec de nouveau ce Métal Opéra qui le caractérise.

Line-Up :

Christophe Florian – Vocals / Guitars

Alix Rousselet – Vocals / Violin

Marco De Barros - Drums

L’introduction "Seraphin" se fait mélancolique, laissant planer le mystère sur ce qui nous attend. Lorsque le titre éponyme retentit, c’est un rythme mid-tempo qui nous accueille, avec des claviers venant soutenir un riffing simple et deux chants qui se superposent, entre un chant guttural et un chant féminin. L’ambiance est triste et poignante, et malgré quelques longueurs, notamment en milieu et fin de morceau, on se prend à apprécier ce premier véritable titre. "La Morte Amoureuse", plus rapide que le précédent morceau, aura son charme grâce à des claviers à la Cradle Of Filth et un chant féminin d’Alix Rousselet en reverb déjà plus retors.

Mais ce que l’on désire avec un album de ce style, c’est véritablement de la magie plein les oreilles. Et malheureusement, avec Amberosia, nous ne l’aurons pas vraiment. On sent que le groupe maîtrise ses orchestrations et a voulu bien faire, mais il aura du mal à nous ensorceler sur ces dix titres. Après deux premiers titres plutôt bons, la suite sera déjà plus décousue. Ainsi, sur plusieurs morceaux, comme "Automn Orchard", "L’Emperesse", "The Flower’s Blood" et "Solstice", on attendra que la magie opère, mais sans résultat. On a envie qu’il se passe quelque chose de totalement fou, que ce soit au niveau des claviers ou des rythmiques, mais on reste sur notre faim, et c’est bien dommage. Les chants et les claviers, pourtant les principaux piliers de l’album, ne parviennent pas à nous enflammer et à faire décoller les morceaux.

En revanche, tous les instruments joueront de concert sur "Nocturne In The Moonlight", avec des guitares plus véloces, des claviers qui s’emballeront et des phases en chant féminin qui nous envoûteront enfin ! Les grattes répondront en fin de morceau aux deux chants sur de la mélodie qui nous transporte. "Parish Of Disillusionment" aura également cette puissance dans les guitares et les percussions, mais également cette magie dans les claviers, comme si de nombreux esprits venus de l’au-delà jouaient avec le groupe et répondaient aux murmures et aux envolées mélancoliques d’Alix Rousselet.

Malgré de très bonnes intentions, la sort d’envoûtement lancé par Vanguard X Mortem dans Amberosia ne marchera pas autant que l’on aurait voulu … Même si deux ou trois titres nous envoient de belles atmosphères qui nous feront pénétrer dans un univers rempli de spectres et autres esprits frappeurs, le reste (si l’on excepte l’intro et l’outro) ne nous transportera pas plus que cela, et, encore une fois, c’est dommage. Peut-être à la prochaine occasion ?