Stone Sour - Hydrograd

4 ans après House of Gold and Bones, Stone Sour remet le chapeau avec Hydrograd. Un album attendu, comme tout ce que fait le grand Corey Taylor d’ailleurs ! Après un gros changement de Line-up, Corey et sa bande signent cet album chez Roadrunner. Enregistré au Sphere Studio à Hollywood et produit par Jay Ruston (Steel Panther, Anthrax...) cet album s'annonce être un véritable renouveau.

Line-up :

Corey Taylor : Chant
Josh Rand : Guitare
Christian Martucci : Guitare
Roy Mayorga : Batterie
Johny Chow : Basse

‘Hello you bastard !’ sont les premiers mots qui ouvrent cet album, ça me plait déjà ! On sent l’esprit rock dès les premiers accords. Une bien belle introduction ou les arrangements mélodiques s’empilent les uns sur les autres, avant de nous entrainer dans un entêtant rythme de batterie. Après un rire moqueur de Corey Taylor c’est parti pour le véritable premier titre intitulé Taipei Person/Allah Tea. Super entrainant, véritablement rock avec un petit côté oriental par moment. Corey envoie la sauce, superbe entrée en matière. Après un solo ravageur et un dernier refrain ultra puissant, on passe au morceau suivant avec enthousiasme.

Knievel Has Landed, mettra immédiatement tout le monde d’accord, cet album s’annonce génial. On aimera le coté retro qui pourtant reste ultra moderne, et ses refrains tout le temps justes et inspirés. Un peu tribal avec sa basse lourde et pesante, entrainante à souhait. Cette chanson avec une seule écoute reste déjà gravée ma tête. Vient ensuite le titre éponyme, Hydrograd. Magnifiques sonorités de guitare «whammy», du mid tempo maitrisé, et bien entendu encore un refrain incroyable. Un break central ultra intéressant vient pimenter le titre qui déjà est très complet. Song #3, le titre suivant, ne déroge pas à la rêgle. Stone Sour a bel et bien son propre style. Les premiers albums avaient par moment du mal à se détacher de Slipknot, mais sur celui-ci on assume à fond l’aspect Rock N Roll et c’est fait avec classe.

The Witness Tree et ses guitares dissonantes démontre la grande capacité de Stone Sour à créer des ambiances et du relief d’un titre à l’autre. Nous sommes à la moitié d’un album de 15 titres et pour le moment il n’y a rien à jeter. Par moment je trouve des influences de Faith No More voir même Queen Of The Stone Age. Rose Red Vilent Blue est un peu le titre stoner de l’album, avec ses guitares crunch et sa basse claquante. Attention quand je parle d’influences, je ne parle pas de plagia hein ! C’est plus le côté 90’ que l’on retrouve. Mais ça marche du tonnerre. Thank God It's Over, continue dans cette lancée, on dirait que l’album évolue dans sa longueur au niveau de son son et surtout de ses riffs. L’aspect 90’ cité plus haut est de plus en plus présent. Je trouve là des influences Coroner pour dire ! Ensuite on enchaine avec un slow, un titre qui sonne très Classic Rock voir Country. St Marie est un peu la chanson ‘de l’amour’ de l’album. Il y a un côté kitch je trouve sur ce titre, mais c’est tellement bien assumé encore une fois qu’il n’y a rien a dire. Il est placé aux deux tiers de l’album ce qui fait un peu tomber l’ambiance. On s’attend à ce que ça explose d’un coup, mais non ! C’est bien un slow ! C’est ça qui me rappel Faith No More donc. Ce type de morceau, qui comme Take This Bottle sur King For A Day, détone. Je vous laisse découvrir la fin de cet album, il vaut vraiment le détour. Mon titre préféré est Friday Knights, qui a un rythme vraiment particulier. Pour moi on est clairement sur le meilleur album de Stone Sour. Une perle du genre qui va tourner dans ma caisse pendant un moment !

Du relief et des univers différents, ce génie de Corey Taylor sait écrire des chansons, et il nous le démontre encore une fois avec Hydrograd. Un album énorme qui pendant plus d’une heure vous transportera dans différents paysages du Rock sans jamais vous ennuyer. Cet album est un must have, et il mérite toute votre attention pour peu que vous soyez ouvert.