Metal Zone - Le 25 de la Vallée - Chaville

La Metal Zone en ce samedi 14 avril au MJC de Chaville (92) était l’occasion de passer une belle soirée conviviale avec des groupes locaux de la scène Metal. Profitant de la sortie de leur premier EP éponyme, le groupe Lunacy Fringe invitait donc quatre autres formations à partager la scène avec lui. Promethean, Sanctuary, Stömb, Massive Raccoon Guerilla… Tous ont joué le jeu ! Reporting.

Massive Raccoon Guerilla

Après le passage obligé au bar, c’est verre à la main que nous allons de ce pas écouter le premier groupe de cette soirée. Massive Raccoon Guerilla avait la lourde tâche de lancer les hostilités, et ils le firent d’une très belle manière. Proposant un Rock’n’Roll des plus énergiques et entraînants, la bande nous transportait littéralement de par ses rythmiques groovy.

Lunettes de soleil juchées sur le nez, le vocaliste de la formation incarnait totalement cet esprit Rock et balancait un chant clair puissant qui avait de quoi faire remuer et lever le poing. Et c’est là qu’était toute la force du groupe, à savoir nous faire fermer les yeux et secouer la tête tout en profitant d’un groove très efficace. Un premier passage qui nous laissait apprécier le bon son de la salle et qui lançait à la perfection ce début de soirée.

Sanctuary

Car l’atmosphère allait irrémédiablement se refroidir avec l’arrivée des gars de Sanctuary. Officiant dans un Metal lourd emprunt de Black et de Death Metal, le tout enrobé d’ambiances symphoniques au clavier, la musique du groupe était pour le coup beaucoup plus sombre que celle des rockeurs de Massive Raccoon Guerilla. Mais malgré cette noirceur des compositions qui peut les caractériser, tout ne fut pas forcément réussi pour eux ce soir.

Maîtrisant beaucoup plus sur scène des morceaux qu’ils ont l’habitude de jouer, tel que le très lourd “Overdeus” et ses breaks omniprésents, Sanctuary se perdit par moments dans son set, notamment sur la reprise d’un groupe qui compte beaucoup parmi ses influences, “Inner Sanctum” de Behemoth. Le rythme est poussif et la dynamique n’y est pas, avec un morceau qui aurait d’ailleurs mérité une deuxième guitare pour plus d’immersion. En somme, un set en demi-teinte pour Sanctuary, malgré la bonne volonté des musiciens de bouger et de sentir leur musique.

Stömb

Voilà un groupe qu’il me tardait de découvrir sur scène, leur musique sur album m’ayant assez impressionnée de par son énergie, sa technique et sa cohérence dans les riffs et les atmosphères proposés. Stömb se baignait donc progressivement dans une ambiance tamisée, au visuel omniprésent de par un écran situé en fond derrière le groupe. Et c’est ainsi que le spectacle put commencer.

Grosses rythmiques à la sauce Djent, envolées de leads aériens, basse groovy, percussions totalement barrées… Le groupe nous transporte dans un univers lourd et oppressant, tout en gardant cette touche atmosphérique rafraîchissante et planante qui englobe chacun des morceaux. Les musiciens connaissent leur boulot, d’autant plus qu’en l’absence de chant, la formation a tout le loisir de travailler sur sa mise en scène et son placement. Mais c’est ce côté instrumental qui permettra de rentrer rapidement dans l’univers du quatuor durant la performance.

Lunacy Fringe

Après une telle immersion, il était temps de revenir quelque peu à la réalité avec le groupe qui fêtait la sortie de son EP, j’ai nommé Lunacy Fringe. Ce qui était clair dès le départ, c’était leur joie d’être sur scène et de nous jouer leurs morceaux. Le groupe avait la pêche, ce qui était un bon point. Les titres oscillaient entre un Rock bien énervé et un Metal plus lourd, plus méchant, donnant aux titres pas mal de dynamique.

Cependant, on aura du mal à véritablement rentrer dans les morceaux, ces derniers paraissant plutôt ordinaires sans qu’une quelconque folie ou frénésie nous prenne malgré la bonne rythmique des compositions. Et c’est bien dommage. Il y a la pêche, l’envie du groupe mais manque encore ce petit plus qui nous ferait encore plus vibrer dans leur musique. On appréciera cependant le petit break solo acoustique de la part du chanteur en milieu de set, qui nous demandera à tous de nous asseoir dans la fosse.

Promethean

Venait enfin le groupe clôturant la soirée, Promethean, qui nous présentera leur Metal extrême teinté de symphonies grandiloquentes. Supportées par une batterie à la vitesse d’exécution totalement dingue et des atmosphères apocalyptiques aux claviers, les guitares balancent riff après riff, accord dissonant après accord dissonant, tout en les entrecoupant de solos à la technicité redoutable. Le chant, growlé, nous racontera les grandes légendes issues de la mythologie grecque, notamment sur le rapide “Niobides” ou le plus lourd “The Plague”.

Tout comme sur Lunacy Fringe, qui avait un peu connu ses moments pogo, Promethean put profiter d’une belle fosse pleine d’énergie et loin d’être fatiguée, avec une bonne vingtaine de personnes désireuses de donner du coude. On regrettera peut-être, dans la très bonne ambiance générale (ce Wall of Death était parfait !), un surplus de basse une fois placé devant la scène, ne faisant parfois entendre que le vrombissement de la basse et rendant difficile l’écoute des guitares. Mais peu importe, le concert fut bon pour les Promethean et son public.

Quelle qu’ait été la performance de chacune des formations, il nous fallait surtout retenir la convivialité et la bonne humeur qui entourait cette belle soirée, créée avant tout par les groupes eux-mêmes ! Une initiative qui a permis aux metalheads présents de passer un très bon moment !