Heartlay – Close To Collapse

Ah le Metal Indus ! Ces rythmes martiaux, ces guitares robotisées ou encore ces ambiances froides, le tout prenant place le plus souvent dans un monde aussi glacial que la musique elle-même. C’est dans ce style-là que le jeune groupe parisien Heartlay a décidé de se lancer. Après deux Eps en 2014 et 2015, il était temps de montrer à la face du monde le véritable son du combo. Et ce fut fait en 2017 avec la sortie de leur premier album Close To Collapse. Plongeons sans plus attendre dans l’univers du principal compositeur du groupe, Aaron Sadrin.

Line-Up :

Aaron Sadrin – Vocals & Guitars

Xavier Schattel - Guitar

Antoine Verdier - Bass

Cyril Merlaud - Drums

Autant le dire tout de suite, la musique de Heartlay est bougrement efficace ! Les morceaux vont droit à l’essentiel, pour certains bien agressifs sur leurs couplets tandis que les refrains seront beaucoup plus mélodiques, supportés par la voix poignante et aérienne de Aaron. Il suffit des deux premiers véritables morceaux "Thrown" et "Come Down" ("Imminent" constituant l’intro) pour pénétrer facilement dans le monde musical du groupe. Les couplets balancent sévère, avec des guitares affûtées comme les lames d’un rasoir et des sonorités électroniques du plus bel effet. Pas besoin de chant hurlé, les instruments font le boulot ! On se prend volontiers au classique refrain en chant clair grâce au timbre envoûtant d’Aaron.

La recette fonctionne bien et on est véritablement happé par l’efficacité du Metal Indus de ces petits gars ! On bougera de nouveau volontiers la tête sur "Will It Be Enough", avec ses quelques accélérations qui nous rappelleront un certain Dead By April, notamment sur les passages Électro. "Death Screens" surprendra tout le monde par la brutalité de son refrain alors que "All Alone" sera délectable de par ses grosses guitares. Les ambiances électroniques sont particulièrement fortes dans ce dernier morceau, concluant sur une très belle note la composition et nous amenant vers une partie d’album beaucoup plus indus, plus froide, plus mécanique.

La température tend à baisser d’un ou deux crans à partir du titre "The Sights", les atmosphères se faisant plus lentes, plus diffuses, comme perdues dans un brouillard opaque. Le morceau en question sera plutôt tranquille, faisant entendre de bien étranges sons électroniques. Même si "Faded" signera le retour de guitares très mélodiques, "I Can’t Let It Fall" et "Make It Go Away" nous berceront volontiers jusqu’à la fin de l’album, avec toujours ces atmosphères robotiques et digitalisées très présentes, comme si ces dernières avaient finalement pris le contrôle sur la conscience plus humaine, plus chaude du groupe.

L’univers musical proposé par Heartlay a beaucoup de charme, c’est certain ! Mêlant plusieurs styles, de l’Électro au Metal en passant par de l’alternatif, les parisiens nous servent un très beau premier album ! Avec une atmosphère qui semble se refroidir au fur et à mesure de l’album, l’auditeur sera volontiers attiré par ce mélange de brutalité, de douceur mais également d’étrangeté. Et il aura raison car le voyage vaut clairement le coup !