Cannibal Corpse – Red Before Black

On ne présente désormais plus les monstres du Death Brutal américain, j’ai nommé Cannibal Corpse. Mené depuis l’album Vile de 1996 par le terrible George "Corpsegrinder" Fisher, le groupe continue encore et toujours son œuvre de mort, avec son quatorzième album, Red Before Black. Et inutile de préciser que le groupe n’en a pas encore terminé avec ses fans, jouissant rien qu’à l’idée de leur écraser la face d’un bon coup de marteau (voyez la référence !) à l’écoute de leur nouveau méfait. Toujours aussi rapides, les américains n’ont aucune pitié !

Line-Up :

George Fisher – Vocals

Pat O’Brien – Guitar

Rob Barret - Guitar

Alex Webster - Bass

Paul Mazurkiewicz - Drums

Si le groupe avait l’intention de nous donner le coup de grâce dès le début de cette boucherie, c’est gagné ! Que dire de ces deux premiers morceaux "Only One Will Die" et "Red Before Black", sinon qu’ils séduiront immédiatement le fan invétéré de Cannibal Corpse par leur violence et leur rapidité (non sans blague !). George est toujours aussi monstrueux au chant tandis que les guitares montreront un niveau toujours aussi impressionnant de maîtrise. Le premier titre cité aura pour lui ses improbables changements de rythme. "Shedding My Human Skin" ne sera pas plus lent, avec un rythme qui en fera headbanguer plus d’un, notamment à la reprise du titre de la chanson par ce cher Corpsegrinder (Skiiiiin… Skiiiin… My Human Skiiiiin…). Purement jouissif !

De la brutalité, c’est ce que l’on veut avec Alex et ses compères ! "Heads Shovelled Off" vous donnera envie de couper des têtes, rassurez-vous, tandis que "In The Midst Of Ruin" et "Destroyed Without A Trace" n’iront pas par quatre chemins pour envoyer sec ! Sur ce dernier, le blast beat de fin de sieur Mazurkiewicz sera comme autant de coups de couteau que l’on vous assénerait dans le corps. Purement jouissif (mais je l’ai pas déjà dit, ça ?) !

Cependant, il ne faudrait pas croire que Cannibal Corpse vous martèle dans les oreilles 12 titres de pure violence. Il va au contraire, et comme il a tendance à le faire depuis l’album Evisceration Plague, réfréner par moments (je dis bien par moments !) ses pulsions meurtrières en immiscant entre deux coups de blast des petits passages en mid-tempo, plus pesants et encore plus malsains que le reste. "Code Of The Slashers", de par ses rythmiques lourdes en début et en fin de morceau, s’occupera d’instaurer une sensation de malaise, avant que le groupe ne profite de notre appréhension pour nous frapper par derrière avec une accélération tout simplement démente. L’alternance des tempos dans "Remaimed" sera parfaite pour rendre la composition encore plus sale et morbide. L’ambiance suffocante du titre "Corpus Delicti", de par une double pédale omniprésente, sera quant à elle délicieuse.

Le fan peut être de nouveau hystérique : Cannibal Corpse fait du Cannibal Corpse. Cela fait plus de 25 ans que c’est le cas, et cela n’est pas près de changer ! La brutalité avant tout, tel est le crédo du groupe ! D’autant plus que cela est très bien fait sur Red Before Black, avec une composition toujours aussi rentre-dedans, une production surpuissante et des instruments encore une fois à la hauteur de la performance. On appréciera les petits passages mid-tempo, décuplant finalement l’agressivité des moments plus véloces. Un album fort bien réussi pour les américains, qui continuent à montrer sereinement qu’il faudra bel et bien encore compter sur eux dans les prochaines années.