Alterbeast - Feast

C’est sans bruit que la formation américaine de Technical Death Metal / Death Metal continue son petit bonhomme de chemin avec son deuxième album, Feast, 4 ans après son premier, Immortal. Ce dernier, très convaincant à l’écoute, délivrait un Death Metal puissant et technique, qui avait le don de retourner l’esprit de son auditeur. Qu’en est-il sur celui-là ?

Line-Up :

Andrew Lamb – Guitars

Michael Alvarez – Vocals

Nathan Bigelow - Drums

Allen Burton - Guitar

Ce qui est certain, c’est qu’Alterbeast aura choisi les bons premiers morceaux pour nous lancer dans le bain ! "Welcome To Your Doom" ne mettra que quelque secondes pour démarrer, avec l’un des nombreux riffs tueurs qui ponctuent Feast. Les sweeps défilent, les tappings sont de sortie et le torrent de notes ne tarit pas, bien au contraire. La batterie y va également de ses petits blasts, histoire d’accompagner le tout comme il se doit. "The Maggot’s Ascension" et "Black Flame Illumination" disposeront également d’une belle boîte à riffs, ces derniers étant parfois entrecoupés de gros breaks qui ne cassent en aucun cas le rythme de la composition.

Après ce début d’album de très bonne facture, on ne pourra s’empêcher de remarquer une similitude musicale avec le groupe The Black Dahlia Murder, autant dans ce type de riffing rapide que dans le chant plus hurlé. D’ailleurs, en parlant des deux types de vocaux, le chant plus grave aura ma préférence, se mariant beaucoup plus selon moi à la musique. Le chant hurlé pourra justement lasser au bout d’un certain moment, ce qui est bien dommage…

Après le titre rouleau-compresseur "Vile Skin Possession", on plongera dans un tout nouveau type d’ambiance sur "Apex Night Eclipse", qui, malgré son côté toujours rentre-dedans, nous offrira une belle surprise en immiscant des passages plus noirs et plus froids grâce à un piano qui se la jouera Fleshgod Apocalypse, surtout sur la fin, instaurant une véritable ambiance fantomatique au tout. Quelques notes de clavier sur "Coffin Crescendo" viendront rejoindre l’atmosphère très particulière rencontrée déjà sur le morceau précédent. On se prendra vraiment au jeu, même si l’on sent tout de même qu’Alterbeast aurait pu pousser la chose plus loin. Peut-être sur le prochain album ?

Quel dommage que cette fin d’album se fasse sur deux titres de plus de 6 minutes, rendant cette partie de Feast un peu moins intéressante car moins directe, moins bulldozer.

Alterbeast nous sert tout de même un album de bonne facture sur la scène Tech Death, même si son prédécesseur Immortal aura eu le mérite d’être plus fou, plus couillu. On sentira quelque peu la patte The Black Dahlia Murder mais l’efficacité sera de prime abord le point fort du groupe, tout comme sa volonté de varier les ambiances de ses morceaux. Un album que je conseille à tous les fans de Death / Tech Death !